Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 09:29
 

........... Kayl Gribane avait pris la route le lendemain du départ de Bardanis pour Bedenor. Accompagné d’une dizaine de soldats de sa garde personnelle, il avait remonté la rivière Noire et une partie du fleuve Kazane pour emprunter enfin la route commerciale vers la Citadelle au centre du Lac Ideriane. Mis à part les caravanes passant dans la région juste avant la guerre, les habitants du Royaume de Grêlasse, surpris de cette arrivée soudaine d’hommes en armes, se retournaient vers eux. L’inquiétude des villageois se lisait dans leurs regards.

Ayant galopé toute la nuit, les cavaliers arrivèrent à proximité de la capitale à l’aube. Devant eux s’étendait une étendue d’eau cristalline. En son centre, la citadelle de pierre alabastrite resplendissait et se reflétait dans les eaux profondes du Lac Ideriane. Sa surface blanche était polie et veinée de lignes rosâtres. L’édifice magistral  confirmait les richesses et l’âge d’or que connaissait le Royaume depuis des siècles. Quelques oriflammes bleu azur, ballottés par le vent, ornaient ses tours aux parois abruptes et lisses comme le marbre. La troupe armée ralentit tant elle était émerveillée par toute cette splendeur architecturale. Aucun pont ne permettait l’accès à la citadelle blanche, cependant quatre bateaux mouillant dans un petit port au bord du lac servaient de navettes. Tout le long du chemin les séparant des quais d’embarquement, ils passèrent sous des voûtes d’ogives sans plafonds. Kayl mit pied à terre et se dirigea vers le poste de garde jouxtant le lac. Une fois entré, il s’approcha aussitôt du comptoir. Le gardien était occupé à plier une voile de bateau au fond de la pièce..........
Par VL59000 - Publié dans : LIVRE
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 09:23

......... Allan n’eut pas le temps de finir sa phrase que des cris de stupeur de villageois alertèrent les deux généraux. Ils se retournèrent surpris et aperçurent une sentinelle. Il tenait les brides d’un cheval titubant sur lequel un homme était couché sur l’encolure. Son visage fermé, tourné vers le sol et les bras fuyants de chaque côté de l’animal, l’homme semblait blessé. Sans réfléchir, Allan sauta de son cheval et accourut vers cet étrange visiteur. Délicatement, il fit descendre l’homme agonisant de sa monture. Allan remarqua qu’une flèche était plantée dans son flanc. L’étranger sembla balbutier quelques mots. Il fit un effort surhumain pour parler. Arden et Allan se penchèrent sur le mourant.

-         Ce n’est pas l’un des nôtres, sa tunique jaune et son armoirie nous prouve qu’il vient tout droit de Zetane, Général, affirma Arden.

-         Taisez-vous, laissons le parler. Que t’est-il arrivé étranger ? questionna Bardanis.

-         De l’aide, Seigneur … Zetane … est assiégée, nous avons … besoin de vous … tenta de répondre le malheureux.

-         Mais qui t’a fait cela ? qui t’a tiré dessus ? Ce n’est pas une flèche des armées de Mortaar. Parle je t’en conjure …

-         Ka … Kassan … la forêt … ils sont sortis des bois, je n’ai … pas pu les éviter … j’ai froid … aidez-moi !

La respiration du coursier s’affaiblissait peu à peu et il rendit son dernier soupir. Un silence pesant régna sur lieux du drame. Arden évinça les badauds venus observer le pauvre soldat de Zetane. Bardanis se leva et demanda à ce que l’on enlève le corps et l’enterre avec tous les honneurs qui lui étaient dû.

« Kalyan, j’espère que tu vas bien » pensa le chevalier. Si le coursier disait vrai, le jeune prince devait être en grand danger. Allan devait agir vite s’il voulait porter secours à son petit prince.

-         Arden, je ne peux rester ici plus longtemps, je dois me rendre immédiatement à la maison de Goran, il est peut-être encore temps de sauver le Prince, reprit Allan.

-         Je comprends. En ce qui me concerne, je me mets en route immédiatement afin de prévenir le Roi de cet appel à l’aide de nos voisins de Zetane.

-         Prends soin de toi et sois vigilant, si tes éclaireurs n’ont pu atteindre Bedenor, tu dois t’attendre à des surprises, mon ami.

-         Je ferai attention. Avez-vous un message à transmettre par la même occasion, demanda Arden.

-         Tu diras à notre Roi qu’il est possible que nous ayons un nouvel ennemi.

-         Quel ennemi ? interrogea-t-il.

-         La flèche qui a touché ce malheureux et d’origine elfique, ils sont les seuls à utiliser des flèches dont le plumet est vert.

-         Peut-être que Mortaar veut faire croire que les Elfes nous ont trahis, nous devons faire preuve de vigilance avant d’accuser le Royaume de Cornaille. Nous devons prendre du recul par rapport à cela.

Par VL59000 - Publié dans : LIVRE
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 00:46

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Par LUYSCH - Publié dans : LIVRE
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 00:37

 

Au Sud du pays de Bedenor, la chaîne de montagnes de Tares séparait et formait une défense naturelle contre des ennemis millénaires rassemblant les Royaumes de Kadame et du Soleil Noir. Ils  étaient les ennemis jurés des peuples du Nord depuis des milliers d’années. La contrée de Kadarian avait connu de longues trêves de paix grâce au désordre qui régnait au sein même de ces peuples maudits qui préféraient s’entretuer et se déchirer. Chacun tentait d’imposer ses lois et ses idées plutôt que de former une alliance forte. De ces créatures ignorantes s’éleva enfin, il y a quelque trente automnes, un magicien qui, par la seule force de sa magie, arriva à imposer ses volontés aux chefs de clans. Ce magicien noir répondait au nom de Mortaar, il tenait sa capitale au cœur du royaume du Soleil Noir proche des volcans de Kazagdoum.

Le pays était peuplé également d’assassins, de voleurs qui, de peur de se retrouver condamnés à mort par les pays du Nord, avaient trouvé refuge auprès du sorcier.

Proches des marais des morts, quelques elfes déchus formèrent également une des races du royaume. Leurs cœurs devinrent si ténébreux, qu’ils formèrent les habitants des cités d’Alof au Nord du Royaume de Kadame. Ils étaient sous l’égide d’un roi mis sur le trône par le Sorcier Mortaar, ce roi maudit se dénommait Aragôndes.

 

***

Bien que le royaume soit recouvert continuellement d’un grand voile de fumée noire et de nuages sombres dans le ciel, Aragôndes arriva au Royaume du Soleil Noir à la tombée de la nuit. La chaîne de montagnes de Tares le coupait du reste du monde et créait cette atmosphère apocalyptique. Il emprunta des chemins sinueux et rocailleux dont la composition du sol était faite de cendres et de rochers volcaniques éteints. Parfois, de petites volutes de fumée chaude et opaque surgissaient de quelques cratères. Leur chemin était ainsi détourné et longeait de petits précipices. Suivi de sa garde personnelle, le Roi de Kadame atteignit le sommet d’un rocher et put admirer le paysage qui s’offrait à lui. La citadelle du Roi Mortaar, telle une immense fourmilière, se présentait dans toute sa majesté. Quelques torches aux différents accès de la forteresse de terre illuminaient, par endroits, la demeure du Roi maudit. Elle semblait avoir surgi de terre comme par magie, son pic était agrémenté de cinq tours dont la principale, au centre, était plus haute que les autres. A sa base, l’accès à l’immense porte se faisait par un pont large et long surplombant des douves.

Ils mirent toute la matinée avant d’atteindre à dos de tigres noirs à dents de sabres, les abords de l’enceinte royale. Ils traversèrent lentement le pont d’accès. La profondeur et les parois des douves qui se dessinaient sous leurs pas, n’étaient pas mesurables tant elles semblaient se perdre vers les entrailles de la terre. Aragôndes, au pied de la porte principale, leva la tête contemplant la réussite architecturale de son maître de guerre. Il put constater la hauteur incroyable de l’édifice semblant s’enfoncer dans les nuages obscurs. A mi-hauteur, une nuée de corbeaux, espions du Roi, s’échappa d’une petite ouverture dans les remparts de terres solidifiées. Des coassements lugubres accompagnaient les volatiles. Aragôndes, émerveillé, ne put s’empêcher de regarder les faces abruptes des remparts pendant un long moment. Il pensa que sa forteresse personnelle, bien qu’imposante également, ne pouvait rivaliser avec l’immensité de l’édifice qu’il contemplait. Si l’armée de Mortaar venait à se retourner contre lui, il ne serait pas en mesure de répondre aux attaques. Une pointe de jalousie montait tout au fond de son cœur. Il reprit ses esprits quand il entendit la porte s’ouvrir dans un lourd fracas dû au  frottement de la terre et aux roulements des cailloux.

Par VL59000
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 00:20

Bardanis se leva précipitamment, comme si une inquiétude s’était emparée de lui dans son sommeil. Kalyan avait quitté le corps protecteur sur lequel il s’était blotti la veille. Il le chercha du regard, l’enfant avait disparu. Une sueur froide enveloppa le capitaine. Le front perlé de sueur, inquiet, il se mit à chercher autour de lui, criant le prénom du petit magicien. La porte de sortie était toujours close, Kalyan n’avait donc pas quitté le temple. Il se dirigea alors vers le fond de la pièce plongée dans le noir. Il saisit une torche froide qu’il découvrit sur le mur et prit soin de l’enduire d’une essence combustible qu’il avait gardé précautionneusement dans son havresac*, il s’aida d’un briquet de silex pour l'enflammer et commença à avancer vers le fond du temple.

Il découvrit un passage d’où une faible lueur semblait s’échapper et se retrouva devant un escalier. Il dévala alors les marches. D’où cette lumière pouvait-elle provenir ? De fines gouttes d’eau suintantes du plafond humide s’écrasaient sur son épaule et glissaient le long de son armure de bronze. Une fois le pied posé sur la dernière marche, il agita la torche de gauche à droite. Les flammes ravivées par le vent grossissaient tel un brasier. Il aperçut un court instant l’enfant et pointa la torche en sa direction et s’avança vers lui.

Les pieds joints, Kalyan restait immobile devant un mur. Sa petite tête penchait de côté, une petite flamme jaillissait de son index. En se rapprochant, l’enfant tourna la tête, perçant de son regard bleu l’obscurité des lieux. Il sourit comme pour apaiser les craintes du chevalier qui s’agenouilla près de lui. Bardanis posa la torche sur un  bloc de pierre face au mur. Les flammes découvrirent plus nettement une fresque merveilleuse qui prenait toute la hauteur et largeur du pan de pierre.

Au pied, la représentation d’une bataille entre deux armées. L’une avait au-dessus d’elle des nuages sombres parsemés d’éclairs. L’autre était éclairée par un rayon venant du haut du mur. L’enfant se leva et de son doigt magique suivit le tracé de cette allégorie de lumière à l’aide de sa petite flamme. Bardanis comprit que l’enfant voulait lui dévoiler quelque chose. Le doigt de Kalyan s’arrêta sur une représentation de quatre personnages, côte à côte, agenouillés à la manière des chevaliers. Chacun d’eux tendaient les bras vers le plafond, séparés chacun par trois épées différentes. Sur leur pommeau respectif, des rubis, des diamants et des émeraudes. 

Le premier personnage était un chevalier en armure, imposant et musclé, de sa main gauche une flamme gigantesque ardente et forte. Dans sa main droite, un tourbillon de vent s’échappait.

Le second était une femme aux longs cheveux bouclés vêtue d’une aube blanche de magicienne ceinte à la taille d’une ceinture de diamants. Elle propulsait de la main gauche un tourbillon de vent vers le ciel. Dans sa main droite, de l’eau s’échappait de la paume et se déversait sur les deux armées.

Le troisième était un homme en cuirasse légère, plus fin et plus petit que le premier. Celui-ci versait également son eau se mélangeant avec celle de la femme magicienne. Dans la main droite une pierre en lévitation.

Le dernier était la représentation d’une silhouette de  femme, celle-ci n’avait pas de visage. Elle tenait une pierre dans la main gauche et faisait jaillir une flamme ardente de la main droite.

Les quatre personnages étaient surmontés d’un symbole qui les ralliait tous.

Par VL59000
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